Tous les goûts… Dans La Vie unanime de Jules Romains

Je ne vis plus ou presque plus;
Si je vis, je ne le sens plus,
Et j’en suis joyeux tout de même.
Car entre ses doigts innombrables
La ville a déchiré mon âme
Comme une feuille de papier.
Pris par le vent des carrefours,
Les morceaux s’envolent et tombent
Sur le trottoir, parmi les hommes
Qui les emportent sous leurs pieds.

Ceci n’est pas un blog

Répons, en lisant Max Jacob
Je me déclare détruit, déserté… Je noie les mots nés en surplus ; je les mets dans un sac avec une grosse pierre et je les jette au lac.
J’ai besoin, toujours, d’apprendre la liberté, la légèreté ; il me faudrait une science de l’affranchissement.
Plusieurs fois j’ai pensé, plusieurs fois j’ai dit que j’écrivais comme d’autres bâtissent des cathédrales en allumettes. Obstiné, minutieux, isolé… Aujourd’hui, forcément, je me pose la question du feu (une épreuve de plus).
Vladimir Plomb (inédit)

Les spadassins

France, la fin du XVI° siècle: Antonio Zampini entre au service de Guillaume Du Prat, baron de Vitteaux, dont il devient l’homme de main et le chroniqueur. Il raconte ces vingt années de combat enragés, de fuites, de complots et de cavalcades, dans le tourbillon des guerres de religion. Vitteaux et son ombre fidèle, Zampini, s’engagent du coté du roi et des catholiques, mais ils sont plutôt des mercenaires prêts à tout, menant une vie de ripailles et de défis, entourés par une petite troupe de compagnons aussi fous et courageux qu’eux. C’est une succession d’équipées hasardeuses, qui les mènent de prisons en châteaux, de la cour du roi à la boue des champs de bataille, de Paris à Toulouse, à Rome ou à Anvers. Vitteaux est habité par une fureur permanente, par une haine familiale, inextinguible, qui le conduit aux expéditions les plus folles, aux déroutes les plus noires.

Batailles, retournements d’alliance, coups de théâtre et coups de tête: le récit bondit, virevolte, porté par un souffle sombre et mystérieux.
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