Face au texte : jubilation brouillonne

Donna le signal, l’auteur, d’un tir de pistolet, mais les mots, avec une jubilation brouillonne, s’élancèrent en désordre et durent interrompre leur course, verbe en tête : faux départ.
La mine du crayon casse, la langue fourche, la phrase reste sur le bout de la langue. Dans quel état le texte est-il retrouvé ?
Pourtant, ébauchant, gommant, rayant, recouvrant, ajoutant, soulignant, on provoque des accidents, des frictions dont jaillissent des étincelles de sens et de beauté. Elles réchauffent, et qui sait le brasier qu’elles pourraient allumer ?

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